Nous sommes actuellement dans un contexte historique volatil : les informations du matin ne sont pas forcément à jour le soir même. La pandémie de 2020, la crise de la COVID-19, nous a rappelé notre propre fragilité en tant que sociétés et cultures dans un monde connecté.
Nous nous sommes finalement tous sentis vulnérables, et la connectivité nous a permis d’être au courant que les autres aussi étaient dans la même situation.
Néanmoins, l’hyperconnexion a permis à une grande partie de la population de maintenir une distance physique. Une connexion Internet est devenue indispensable pour entrer en contact avec nos proches, notre entourage social, même avec les différentes administrations du quotidien.
La révolution numérique est une question que toutes les administrations ont tenté d’aborder. L’école numérique et la valise-tablette étaient annoncées comme « une fenêtre numérique sur l’univers ».
Depuis la crise de la COVID-19, les autorités de l’État français ont pris conscience que tous les citoyens n’ont pas accès à Internet et que tous les habitants de la France — pays à la pointe de la révolution numérique — n’y ont pas accès. Pire encore, elles se sont rendu compte que la dématérialisation en cours depuis un certain temps n’était pas suffisamment assimilée par la majorité des citoyens. Elles ont réalisé que la révolution numérique ne concernait qu’un groupe restreint.
Une contre-révolution numérique s’est mise en place ; il a fallu réagir et mettre en place des dispositifs d’urgence pour l’équipement et la connexion. Enfin, nous étions loin d’être prêts à affronter une urgence comme celle-là avec l’aide du numérique.
Or, ce n’est pas le cas de la plupart des usagers : lorsque nous conditionnons l’accès aux droits à une connexion numérique de qualité, nous supposons également que tout le monde peut y avoir accès, mais aussi naviguer, interagir et gérer les différents espaces.